Démocratie & Communication

Logo_democratieok_2_2 Réunissant de nombreux consultants politiques et professionnels de la communication, le collectif Démocratie & Communication, né au sortir de l’élection présidentielle de 2002, cherche à stimuler la vie politique française à travers une modernisation des règles relatives à la communication politique.

Se fondant sur l’expérience de pays où la communication politique n’est pas soumise à des règles fixant des contraintes d'exercice trop rigides, l'objectif du collectif est de "ré-enchanter la politique" par le biais d'une réglementation plus équitable en matière de communication politique, et de ce fait plus efficace pour la démocratie.

Pour lutter contre l’ennui en politique et l’abstention, il s’agit de donner les moyens aux hommes, et aux femmes politiques, de parler directement aux citoyens. Pour cela, une communication plus conceptuelle, plus interactive et moderne permettrait de susciter un nouvel intérêt pour la chose publique, notamment auprès des jeunes.

Les objectifs poursuivis par Démocratie & Communication sont de trois ordres :

- Autoriser en communication politique le recours aux voies de presse et d’affichage jusqu’à la veille des scrutins électoraux.

- Poursuivre et prolonger l’assouplissement des conditions de production, de réalisation et de diffusion des clips de campagne officielle durant les périodes de campagne électorale ; ceci passe notamment par une diffusion plus large des clips de campagne officielle sur l’ensemble des chaînes du réseau hertzien et très prochainement de la TNT.

- Adapter la réglementation électorale à l’essor du débat public et politique sur Internet ( podcasts vidéos ou radios, achats de mots clés sur des moteurs de recherches, campagne d'adhésion en ligne, vote par Internet,...).

04 décembre 2008

Affichage électoral : deux poids, deux mesures

Texte d'une tribune parue dans Les Echos du 04/12/2008, avec leur aimable autorisation de reproduction.

Bernard Thibault n’a rien d'un pot de yoghourt et l'on ne peut pas dire que François Chérèque ressemble de près ou de loin à un paquet de lessive. Et pourtant, l'un et l'autre, ou plutôt leurs centrales respectives comme l'ensemble des autres syndicats, ont communiqué ces derniers jours sous forme d'affiches 4 mètres par 3 sur les murs de nos villes et de nos campagnes. Ils sont la preuve affichée de la schizophrénie des instances syndicales et politiques de notre vieille France : ce qui est autorisé aux uns est interdit aux autres. Au nom de la loi surannée et antidémocratique du 15 janvier 1990 (l’interdiction de l'affichage en période électorale pour les partis politiques). Absurde et rétrograde !

Notre pays encourage, avec raison, les syndicats à communiquer pour remobiliser leur électorat (ce n'est pas du luxe quand le taux de participation peine à dépasser les 30%) mais, dans le même temps, l’interdit aux partis politiques. Sont-ils définitivement destinés à rester les parias de la modernité, les censurés de la communication, les laissés pour compte de l’évolution des mœurs et des esprits ? Nous sommes ainsi le seul pays du monde à priver nos élections de publicité et priver ainsi les candidats moins connus de l’accession à la notoriété de leurs concurrents établis. L’encouragement de l’Etat pour les syndicats n'est pas simplement verbal : il consacre 7 millions d'euros à cette campagne, sans que personne n'y trouve rien à redire. Comment ne pas brandir l’étendard du deux poids deux mesures ?

Petit rappel des faits : en janvier 1990, le parlement faisait passer une loi visant à assainir la vie politique, et d’abord sur le plan financier. On plafonnait les dépenses de campagne, on contrôlait les recettes (les entreprise n’étant plus autorisées à financer les partis politiques et les citoyens limitant leur écot). Qui s’en plaindra,  au regard des dérives des précédentes décennies! Mais le législateur a, dans sa précipitation, jeté le bébé avec l'eau du bain et interdit les campagnes de communication politique en affichage ou dans les journaux trois mois avant une élection (pour être plus précis " pendant les trois mois précédant le premier jour d’une élection" soit, dans les faits, entre trois et quatre mois). Les partis politiques ont ainsi le droit de communiquer à tout moment dans l'année, sauf à celui décisif de la période électorale. C'est ubuesque. Pour défendre cette loi indéfendable, les caciques prétendent que cette interdiction préserve le principe d'égalité républicaine. A les écouter, elle protège les petits partis ne disposant pas des mêmes moyens que les grands. C’est faux et mensonger. Car le seul moment où les partis politiques, quels qu'ils soient, peuvent être remboursés de leurs frais de campagne, pour peu qu'ils aient obtenu un nombre significatif de voix, c'est justement le temps électoral. Cette pub est donc gratuite. Et voici qu’on les en prive. Nous qui sommes prétendument le pays de Descartes !
Seule la Belgique encadre de pareille façon la communication politique. Avec un détail qui fait une différence de taille : le vote y est obligatoire !

Mais alors, si chacun ou presque s'accorde à reconnaître à la fois l’inanité et l'iniquité de la législation française, pourquoi personne ne s'empare-t-il du sujet pour modifier, d'un amendement ou d’une proposition de loi, l'article 51 de la loi du 15 janvier 1990 ? La peur de l’avancée. Ou plutôt celle du retour de l'argent roi en politique. Alors même qu'une campagne d'affichage coûte souvent moins cher qu'un meeting. Encore un de ces tabous franchouillards à la peau dure et au bras long. Mais un jour, et cela devrait être aujourd’hui, une femme ou un homme politique osera l’évidence et proposera de réformer un texte qui prive notre République d’un des outils de communication à l’efficacité prouvée. Parce que la démocratie le vaut bien. 


Signataires, membres du collectif « Démocratie et Communication » :


Jacques Séguéla (Havas)
Nicolas Bordas (TBWA France)
Jean-Luc Mano (Only)
Frank Tapiro (Hémisphère Droit)
Eric Delannoy (Talents Only)
Evelyn Soum (Ailleurs Exactement)
Serge Uzzan (Famous)
Anthony Hamelle (France République)
Frédéric Maillard (FMad)
Hervé Frances (Oko)
Jean-Christophe Adler (Affaires Publiques Consultants)
Marc Vanghelder (Leaders et Opinions)
Violaine Sanson-Tricard (Open)
Bruno Fuchs (Image et Stratégie)
Nina Mitz (Financial Dynamics)

28 décembre 2007

Rétrospective

Après une affiche du Labour britannique au printemps dernier, nous vous proposons une affiche du Parti Radical publiée à l'occasion de la campagne en faveur du traité constitutionnel européen en mai 2005. Cette affiche, très iconoclaste dans le débat politique, aurait tout autant pu s'appliquer au traité de Lisbonne qui devrait être ratifié en 2008.

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17 août 2007

L'affiche du mois

Chaque mois, nous vous proposons de découvrir une affiche politique historique ou étrangère afin de vous faire partager les possibilités offertes par ce moyen de communication.

Comment marquer les esprits tout en parlant d'économie...
Comme toujours, l'affiche ne fait pas tout, elle n'est qu'une invitation à débattre adressée à l'électeur.

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25 avril 2007

Le collectif satisfait de la participation au 1er tour

Le collectif Démocratie et Communication se félicite du fort taux de participation au 1er tour de l'élection présidentielle. Après la déroute de 2002, les citoyens français se sont ré-impliqués dans le débat politique. Résultat : un coup d'arrêt à la hausse continue de l'abstention depuis 20 ans avec un taux de participation avoisinant les 84,5 %.

Une des explications à ce chiffre record réside dans le dynamisme des campagnes des uns et des autres. Tous se sont appliqué à rendre le débat plus attractif en dépassant les règles anciennes. Ainsi, les candidats et leurs partis ont déployé des stratégies de dialogue et de débat sur Internet qui ont permis de ré-impliquer les citoyens.

Lire la suite "Le collectif satisfait de la participation au 1er tour" »

21 avril 2006

Yann Werhling soutient D&C

Logo_des_verts_francais Le Secrétaire National des Verts, Yann WEHRLING, a défendu un assouplissement en matière de communication politique, lors de son entrevue mercredi 19 avril 2006 avec le collectif Démocratie&Communication.

Directeur national de la communication pour la campagne des européennes des Verts de 2004, le Secrétaire national s’est trouvé en parfait accord avec l’idée de plafonner les dépenses électorales à hauteur du remboursement effectif des frais de campagnes.  Les Verts s’accordent également à penser qu’une plus grande autonomie de production et de réalisation des clips de campagnes électorales serait bénéfique.

Cet appui de la part des Verts est très positif pour le collectif, d’autant plus qu’il fait suite à notre rencontre avec François BAYROU fin 2005 à ce sujet. Cette entrevue avait également été dans le sens d’une reconnaissance d’un besoin de réforme en matière de communication électorale.

Pour en savoir plus, rendez-vous dans notre rubrique Presse.

13 avril 2006

Projet de loi organique relatif à l'élection du Président de la République

Images Démocratie&Communication a milité en faveur d'un amendement, déposé par Monsieur le député Jérome RIVIERE le 20 mars 2006, relatif au Projet de loi organique relatif à l'élection du Président de la République.

Le projet de loi visait à mettre à jour les règles applicables à l'organisation et à la tenue de l'élection présidentielle tandis que l'amendement déposé par M. Rivière concernait plus particulièrement les règles relatives à la communication électorale.

Pour voir la teneur de cet amendement :

http://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/amendements/2883/288300010.pdf

Après son passage et adoption au Sénat, le Conseil Constitutionnel a publié cette loi dans le Journal officiel  n° 82 du 6 avril 2006 (page 5192)

pour accéder à cette loi : http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INTX0500297L

Bien que les propositions de réforme contenues dans l'amendement aient été accueillies avec bienveillance par M. Brice Hortefeux, ministre délégué aux Collectivités territoriales, ce dernier a du en demandé le retrait compte tenu de leur nature législative ordinaire et non organique. Les résultats encourageants donnés à cette démarche nous incite à poursuivre dans cette voie, que nous suivons depuis maintenant 4 ans.